« Nous sommes probablement arrivés au bout de ce cycle de resserrement monétaire, même si les banques centrales conservent, au moins dans leurs discours, un biais restrictif à des fins de contrôle des anticipations », avançait lors du Simi, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), Isabelle Job-Bazille, cheffe économiste du groupe Crédit agricole. Dans sa plus récente décision de politique monétaire, datée du 25 janvier dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a ainsi choisi de laisser inchangés ses trois taux directeurs, à 4,50 %, 4,75 % et 4,00 % respectivement, estimant que « la tendance baissière de l’inflation sous-jacente s’est poursuivie, et la transmission des hausses passées des taux d’intérêt aux conditions de financement reste vigoureuse », et que « les conditions de financement strictes freinent la demande, contribuant ainsi au ralentissement de l’inflation ». Pour les nombreux investisseurs immobiliers avides de nouvelles transactions après une année 2023 particulièrement atone – l’investissement en immobilier d’entreprise européen a été coupé de moitié l’an dernier à son plus bas niveau depuis 11 ans, selon MSCI Real Assets –, la perspective d’une éventuelle baisse salvatrice des taux d’intérêt a de quoi raviver l’espoir.
