Laurence Giard a le défaut de ses contemporaines. Modeste et discrète, elle n’aime pas beaucoup l’exercice de l’introspection. Bonne élève, elle se plie tout de même à conter une enfance sans problèmes au lycée public de Saint-Germain-en-Laye. « Dans un environnement peu compétitif, je ne réussis pas trop mal. » Alors qu’elle se rêve astronaute, la jeune femme embarque plutôt pour un parcours scientifique puis commercial, en intégrant les bancs de la première école de commerce de France. De l’Essec, Laurence Giard ne garde aucun souvenir impérissable. Pas mécontente de quitter les bancs de l’école pour la vraie vie, elle pousse les portes d’Ernst & Young en 1993. Un stage qui se prolonge et lui offre son premier job de consultante. « Je voulais passer du théorique au pratique. Le conseil, c’était fait pour moi : une certaine capacité à absorber rapidement des chiffres, le goût de la contextualisation, un esprit de synthèse. C’était un peu comme l’école… sans l’école. »
