Entre les trois avenues mythiques de la Rive droite – George V, Champs-Élysées et Montaigne – se niche le Triangle d’or. Un quartier d’une douzaine d’hectares où se concentre le nec plus ultra du commerce de luxe. La culture du secret s’y impose comme la clé de voûte en affaires. Et l’immobilier n’échappe pas à cette règle d’or. Car, en coulisses, les enseignes se livrent une compétition rude pour ouvrir leurs boutiques-écrins dans ce secteur de la capitale déconnecté du reste du marché, en raison de la rareté des biens et de l’attrait de l’adresse auprès de la clientèle fortunée étrangère. « Raréfaction des emplacements “prime”, maintien accru des valeurs locatives : ce cocktail explosif fait le quotidien des marques de luxe dans le périmètre de l’avenue Montaigne », relate Vincent Ascher, directeur du pôle Luxe chez Cushman & Wakefield. Dans ce secteur, les valeurs locatives s’affolent : comptez jusqu’à 13 000 €/m2/an en zone A pour un format flagship de 600 m2, et jusqu’à 15 000 € pour une boutique de 100 m2. Des positions commerciales scrutées à la loupe par le grand seigneur du quartier, LVMH.
