Nous sommes à une époque où la cartographie des écosystèmes n’a jamais été aussi précise, où chaque espèce végétale est recensée, suivie, géolocalisée. Pourtant, au jardin, dans la rue, dans les écoles, qui sait encore nommer ce qui pousse, grimpe ou rampe à ses pieds ? Si la crise environnementale nous oblige à revoir nos manières de construire et d’habiter, elle nous incite aussi à réapprendre à voir et à maintenir une transmission active de la connaissance scientifique entre générations. Il ne s’agit pas d’un retour à la nature idéalisée, mais d’un ajustement. Pour que les plantes en ville ne soient pas seulement visibles, mais reconnues.
