La mémoire tient une place centrale dans le métier de François Brugel. La mémoire des lieux, la mémoire des bâtiments. « Le travail collectif de l’agence tourne autour d’un principe considérant ce qui s’est passé avant et en observant les formes sédimentées, même dans des intervalles où nous allons être amenés à proposer des bâtiments neufs. » Regarder assez précisément les formes sédimentées – « des choses qui arrivent les unes sur les autres » – et entrer en matière avec elles sans arrière-pensées aucune, c’est ainsi qu’il aborde les projets et pas autrement. Au sein de son agence, qui compte une dizaine de collaborateurs, les programmes sont pris les uns à la suite des autres, proposant chaque fois un nouvel éclairage sur un lieu singulier à travers la pratique architecturale. « Cette approche permet au projet d’émerger et aussi de donner qualité au lieu en question, et ce quelle que soit son échelle », souligne François Brugel.