Pendant des décennies, les projets immobiliers ont reposé sur le même triptyque : logement, bureau, commerce. Ce modèle, qui a orienté les arbitrages des aménageurs et calibré les rendements des investisseurs, a aussi, progressivement, évincé la production et notamment les activités artisanales de fabrication. On parle beaucoup de mixité fonctionnelle. Mais quelle mixité, au juste, si elle exclut les artisans, les fabricants, les ateliers, les formations au « faire » ? La vraie mixité, celle qui fait vivre un territoire à toutes les heures et qui donne à la ville sa densité économique et humaine, est celle qui (ré)intègre aussi des lieux pour produire. Ces lieux existent déjà. Il est temps de les remettre dans l’équation.
