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Sophia Antipolis et le pari de l'immobilier pour préparer l'économie de demain

Le 27 octobre, Sophia Antipolis consacre une journée à l'immobilier et aux opportunités d'investissement qu'offre un territoire en croissance depuis 56 ans
Business Immo
25 septembre 2026 | 9:33

Le 27 octobre, la première technopole d'Europe organise une journée entièrement dédiée à l'immobilier, en préambule du congrès mondial de l'IASP qui rassemblera plus de 800 scientifiques venus du monde entier. Un rendez-vous que Business Immo/CoStar accompagne en tant que partenaire, et qu'Alexandre Follot, directeur de Sophia-Antipolis, nous présente dans cette interview TV.

« Aujourd'hui, l'immobilier est en situation complexe au niveau national. Pourtant, il faut continuer à construire, à produire et à se développer, sinon on recule », résume Alexandre Follot. Sophia Antipolis, créée en 1969, en est la démonstration vivante : 46 000 emplois, 2 600 entreprises, 8 Mds€ de chiffre d'affaires – soit 30 % de plus que l'ensemble du tourisme sur la Côte d'Azur – et 1 500 emplois nets créés chaque année depuis une décennie. Une croissance qui suppose, mécaniquement, de produire des mètres carrés pour travailler et pour habiter, et qui ouvre d'autant de perspectives pour les investisseurs prêts à s'y positionner.

C'est tout l'objet de cette journée intitulée « Quel immobilier pour l'économie de demain » : croiser les regards de développeurs, de financeurs, d'investisseurs et de grands utilisateurs toute catégorie d'actifs confondues. « Si on ne marche que sur une jambe, on finit par tomber », prévient Alexandre Follot, plaidant pour un développement immobilier qui lie tertiaire et habitat.

La singularité de Sophia Antipolis tient d'abord à son rapport au foncier : sur 2 400 ha, 90 % d'espaces verts, une emprise au sol limitée (3 % de voirie, 3 % de bâti, 3 % de parkings extérieurs). Et depuis huit ans, le territoire se développe sans aucune artificialisation nette, seulement de la requalification et densification de sites existants. Les futurs parkings enterrés, désormais imposés par les PLU, doivent permettre de poursuivre ce rythme de construction sans entamer la trame verte. « On peut accompagner un développement aussi important que celui connu depuis la création de Sophia Antipolis, sans gagner un seul mètre carré sur ces 90 % d'espaces verts », assure Alexandre Follot.

L'autre atout est l'unité de lieu, à rebours du modèle californien. « La Silicon Valley s'étend sur 200 km. Chez nous, dix minutes suffisent pour aller d’un bout à l’autre du territoire », relève-t-il. Et pour ceux qui en doutent, Alexandre Follot les invite à venir voir sur place. « Notre argumentaire est simple : venez voir, venez nous rencontrer, et, à partir de là, vous jugerez. » Il revendique un taux de transformation des prospects de 3 sur 4 porté par les espaces verts, le soleil, la proximité de l'aéroport international de Nice et une densité d'écosystème qui assure une profondeur du marché de l'emploi.

Reste, pour la décennie à venir, à tenir la promesse du slogan « Tech for Humanity » en logeant dignement les « Sophiapolitains » tout en gardant un coup d'avance technologique, aujourd'hui l'intelligence artificielle, demain le quantique. Rendez-vous le 27 octobre pour savoir si l'équation tient.

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