Alexandre Labasse prévient d’emblée : il n’aime pas parler de lui. Et il insiste : il aime encore moins parler de sa vie personnelle. De son enfance, on parviendra à lui arracher qu’elle a été lyonnaise avant de s’écrire à Saint-Étienne où il gagne les rangs de l’Ensase (École nationale supérieure d’architecture). La discipline semble avoir été une évidence pour le jeune homme qui en avait déjà une certaine… conception. « Les pieds dans le chantier, toujours dehors : ce métier était fait pour moi », se souvient-il. Ce féru de recherche prend sans attendre la tangente pour Paris : les Beaux-Arts, Tolbiac, Charenton où il décroche son diplôme d’architecte DPLG. L’actuel président du conseil d’administration de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles a toujours gardé pour ces lieux du savoir une affection non dissimulée. Loin des clichés, Alexandre Labasse croit dur comme fer que « les écoles offrent des passerelles inouïes et permettent de tisser des liens ».
