Reléguées à la marge du projet urbain, les entrées de ville sont devenues, au fil de la seconde moitié du XXe siècle, des territoires de l’utile et du transitoire. Zones commerciales, échangeurs routiers, parcs d’activités ou plates-formes logistiques ont dessiné des paysages standardisés où la fonctionnalité l’emporte et où l’expérience urbaine se réduit souvent à une succession de flux. Ces espaces sont pourtant ceux que l’on voit en premier lorsqu’on arrive dans une agglomération, et offrent le spectacle désolant de l’artificialisation des sols, la dépendance automobile, la fragmentation paysagère.
